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Le catamaran est très stable sur l'eau, il est raide à la toile avec un tirant d'eau minimum.
Il est rapide et insubmersible.
L'inconvénient majeur du catamaran est son encombrement au port. Ernst Bullmer, premier circumnavigateur sur un catamaran en 1978, et quelques autres marins hauturiers ont eu l'idée de balayer cet inconvénient. Un catamaran dont l'encombrement au port serait celui d'un monocoque de longueur équivalente s'esquissait. Avec les conseils de Gerhard Euchenhofer, le Futura, un catamaran de plaisance de 49 pieds, allait bientôt prendre son envol des tables à dessin du bureau d'architectes Judel & Vrolijk & Co. Le catamaran Futura N°1 est né au chantier Balticat à Arnis près de Kiel en Allemagne. Balticat c'est plus de 20 ans d’expérience dans la construction de catamarans semi custom et une grande maîtrise de la mise en oeuvre du carbone.
Le Futura Yachts Systems c'est 14,98 mètres de longueurs de coques, 14,40 mètres à la ligne de flottaison, pour une envergure de 7,95 mètres en navigation, sous voile, les flotteurs déployés sont obligatoires, et 4,80 mètres, en eau calme, ailes rentrées.
Ce catamaran de 7'800 kilos, pour la version carbone à vide, s'enfonce jusqu'à 1,12 mètre dans les eaux qui le baignent.
Le tirant d'air est de 23,40 mètres : le mât de 19 mètres peut porter 126 m² de toile (ou de carbone si vraiment) au près.
Le système de poutre rétractable Futura est basé sur une technologie aérospatiale. C'est lui qui permet de ramener ce catamaran à un maître beau de 4,80 mètres, la largeur standard d'un bateau de 15 mètres pour les marinas. Deux moteurs électriques de 24 V, un à l'avant, un à l'arrière, permettent de ramener les flotteurs sous la plate-forme centrale. Le système coulisse et se verrouille sans frottement et sans roulements en une minute ; pendants la manoeuvre, les poutres coulissent dans un compartiment sous haute pression d'eau douce. Ce principe fait l'objet d'un brevet. Le mécanisme peut aussi être actionné manuellement en cas de panne électrique. Le catamaran ne peut être étréci qu'en eau calme, voiles affalées. Ramené à 4,80 mètres le bateau peut naviguer au moteur sur les eaux planes comme un port ou un canal, une sécurité empêche de pouvoir envoyer la toile. Le bateau atteint sa stabilité optimale qu'une fois les poutres déployées au maximum et verrouillées.
Le Futura montrerait des performances surprenantes à la voile ; la version carbone permettrait des vitesses moyennes aux environs des 14,5 noeuds dans des airs de 6 Beaufort. La vitesse de croisière par zéphyr Volvo est annoncée à 11 noeuds pour 2500 rpm. L'option de navigations hauturières en solitaire a été privilégiée. Toutes les manoeuvres, y compris la prise de ris automatique et commande des coques, reviennent au spacieux poste de pilotage sur l'immense flybridge. Chaque étrave est équipée d'un crash box. Le Futura est homologué insubmersible. Chacun est sécurisé par un franc-bord de 90 centimètres. L'espace de vie à bord de la Futura n'est pas situé, comme à bord de la plupart des catamarans, dans les coques mais bien sur la plate-forme centrale. Le futur propriétaire d'un Futura dispose d'une surface de 40m² et 2,25 sous barrot. L’aménagement intérieur se fera aux goûts de chaque propriétaire sans limite imposée par de quelconques cloisons structurelles. L'espace de vie est prolongé par deux cockpits qui permettent l'accès au poste de pilotage et au flybridge. A l’avant de la nacelle on accède par une porte centrale à une véritable terrasse. Les flotteurs étant uniquement dédiés aux zones techniques : moteurs, groupe électrogène, batteries, réservoirs, vastes zones de stockage ; l’habitacle se trouve libre de toute nuisance sonore. Les espaces de stockage étant annoncés assez grands pour des vélos et des canoës, par exemple, une moto y trouverait sans doute de la place.
Le catamaran Futura n'est assurément pas le catamaran du routard circumnavigateur moyen.
Les, j'hésite et renonce à qualifier de beaux, gadgets marins ont un prix, sans parler de celui du carbone même s'il n'est pas pur. C'est du 18 au 22 avril 2012 que le Futura sera présenté pour la première fois à flot, à l'occasion du Salon Nautique International des Multicoques de Lorient, Bretagne. Il sera possible d'y tester le bateau. La coque N°1, le Futura Prima, sera disponible pour des essais en mer, au sud du Portugal, à l'issue du Salon de Lorient. Personnellement, au premier abord, je trouve le futur nautique bien anguleux. Communier avec la nature, caresser la mer, jouer avec les airs, contempler les cieux ; une certaine idée de l'harmonie, m'apparaitrait mériter des courbe plus sensuelles ou alors des angles plus élancés, à la limite de l'envolée lyrique. Je ne crois pas non plus que j'aimerais voir une vague s'enrouler à venir effleurer ma plage arrière, depuis le fastueux flybridge créé pour le soleil. Je n'ai pas mesuré la belle surface, entourée d'un franc-bord aux confins du mètre, qui m'aurait facilement confié le nombre de tonnes qu'une vague, par trop câline, pouvait ajouter à mes 8 tonnes de technologies futuristes. Si, se déguiser en bateau à moteur pour entrer dans un port ne m'apparaît déjà par forcement comme un fantasme de voileux, je ne suis pas persuadé qu'avec pas loin d'un million d'euros, toutes options et taxes comprises, à ma disposition pour mon navire, j'en serais encore vraiment à grappiller des parcelles de taxes d'amarrages... Je me contenterais peut-être de ne fréquenter que des ports qui ont encore une mémoire de la tradition nautique et offrent la première nuit aux visiteurs venus d'un futur lointain, bien que peut-être déjà dépassé, très au-delà de l'horizon. |
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| Jenny Architectes | Chantier naval, Italie | Allemagne, pays de technologie marine | Séjour Vers Lorient | Le Portugal du Nord au Sud |