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HOE ANA TE VAKA (folklore de Rarotonga)
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Nga pu ariki te vaka korua
Te tere mai nei haviiki e
Te tere mai nei haviiki e
Ere tuna i onei
I Rarotonga roa
Na te vaka tau fenua
E tapiri mai to tatou fenua
Hoe ana, hoe ana
Hoe na te vaka te vaka nei
Haere mai na, haere mai na
Haere mai e ine ma e
Hoe ana hoe ana te vaka nei
Hoe ana hoe ana ite pae
Na te pahi aue ! aue !
Haere a i te ara
Haere a i te ara
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Deux pirogues vont de Puariki
Jusqu'aux îles Havaiiki
Jusqu'aux îles Havaiiki
Elles partent d'ici
Jusqu'à Rarotonga
Les pirogues de mon pays
Approchent de mon pays
Pagaiez pagaiez
Pagaiez la pirogue, la pirogue
Venez ici pour moi et maintenant
Venez ici ainsi
Pagaiez pagaiez la pirogue
Pagaiez pagaiez sur le côté
Sur le côté oh là là ! oh là là !
Allons-y
Allons-y
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Hoe Ana connaît beaucoup de variantes, y compris orthographiques, de son texte, en plus du sens de certains mots ouvert à l'interprétation contextuelle autant que personnelle.
Les mots d'Hoe Ana changent en fonction de qui chante et vers où ils vont pagayer.
Les versions thaitiennes, plus répendues en francophonie que la version originelle, remplace, bien entendu, Rarotonga par Papeete, Moorea ou Thaiti, entre autres.
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KAPA RIMA HOE ANA TE VAKA
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Hoe Ana est une danse originaire de Rarotonga, la plus grande des îles Cook, même si elle est souvent revendiquée par les Tahitiens plus entreprenants et pas à une revendication musicale ou culturelle près.
Toutes les danses des îles Cook sont dénommées Ura.
Elles comportent des similitudes avec les danses hawaïennes, lesquelles sont plus familières à la plupart des gens, même si elles sont parfois assimilées, à tort, au Hula de Tahiti.
Hoe Ana est plus précisement une Kapa rima, une danse d'action, une danse accompagnée de gestes descriptifs du texte.
Ces mouvements peuvent être soit facilement compréhensibles ou très abstraits.
Le Kapa Rima est familier au peuple maori de Nouvelle-Zélande et ne doit pas être confondu avec le Kapa Aparima, une fois de plus, de Tahiti.
Le costume traditionnel des danseurs des îles Cook est une jupe d'écorce d'hibiscus sauvage.
Les hommes portent des jupes plus courtes, au-dessus du genou, que les femmes.
De plus en plus souvent les hommes portent même un morceau de tissu coloré, plus long, noué autour de la hanche, le pareu semblable au paréo thaitien.
Hoe Ana raconte les jours d'autrefois quand le peuple polynésien était encore en migration d'une île à l'autre.
Ces voyageurs pagayaient en permanence pour atteindre Lano, la terre légendaire, située juste derrière l'horizon.
On perçoit, dans le rythme des deux premières strophes de la chanson, l'ennui de ces colons et la cadence de nage dans un voyage apparemment sans fin.
La troisième strophe s'emballe à la vue d'une terre à ne pas manquer, de l'ultime effort à franchir la barre du lagon.
La Motogodille, adaptation française parodique d'Hoe Ana Te Vaka
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